Compagne des mes jours

Compagne des mes jours ; sifflement des mes nuits ; 
Pierre de lune à l’état doré et sourire en croissant de lune.
C’est au pieds des rivières tu t’approches sans bruit.
J’y vois ton visage qu’une fois dissipée la brume ; 
Je remarque tes yeux et ton teint chimérique.
Est-ce qu’un mauvais rêve ? Comment m’en extirper ?
Essayer mille fois de réconcilier ma vie, tes contes homériques.
Mais je n’y arrive point ; et comment en échapper ?
Droit de vie ; ivre de folie et couleurs douces ;
Que la caresse sur ton dos y laisse mes peines ;
Nos joies et tout ce que nos lubies contiennent. 
Au pied des arbres muets ; j’y vois les feuilles rousses.
 
Parce que plus de deux ou trois automnes passèrent,
Laisse-moi contempler et toucher tes couleurs.
 Telle une douce ombre sortant d’un tapis de lumière,
Que coulent dans tes rivières glacées mes peines et mes pleurs ;
Que dix nuits me montrent le scintillement des étoiles,
Je n’y verrais que l’ombre de ma plume sur ton parchemin. 
Douce, suave, et belle à la fois, tu es la plus belle des toiles.
Tes fruits portant le renouveau de mes lendemains,
C’est allongé sur des feuilles que la nuit me berce.
Des ses mots doux elle me sussure mon passé,
J’y entrevois le poids de tout nos conflits adverses.
Mais c’est sans doute ce que j’y avais cherché…
 
Comment oublier alors ta danse enivrante,
Quand elle est pour beaucoup un doux calme,
Que la folie de nos humeurs bien changeantes,
Y trouve en toi la fin de tous nos drames.
Insondable mystères desquelles tout revient;
Laisse-moi le temps de te comprendre ;
C’est pour eux que je daîgne y voir un lendemain,
Pour pouvoir t’écouter, te voir et t’entendre.
Nous marchons, lorsque tu me prends par la main.
Au pieds des collines,  j’y cultive ton habitude.
Montre-moi alors une éternité sans fin,
Que je t’y appelle douce compagne, ôh Solitude…

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