Déserts noirs et poussières dorées ; vents lointains et silences opaques. Déserts noirs et poussières dorées ; silence lointain et vents opaques. Fuyantes chimères de mon souffle, ne laissant qu’un fin écho quand la douce nuit s’installe. Or noir, scintillants murmures que tu laisses voler dans les airs, et qui se déposent pour former les grains de nos pensées livides.

Coeurs faits de battements cristallins pour une fraîche pénombre qui se dévoile à nos pieds. C’est en ton sein que j’y dépose un sable fin ; ne laissant sur ta poitrine que l’effluve de nos jours passés.
Douces joies et formes multiples ; ombres et tracés sur les courbes qu’un corps dessine ; qu’une voix ravive ; qu’un regard sublime.

Fin, de tous ces gestes ; légers, de tous ces mots ; et fuyant, de tous ces émois ; dans c’est dans ton désert d’or noir que j’y vois mes battements. Que tes chants à l’ombre résonnent, qu’ils me parviennent pour mieux saisir les mots ; mieux entendre les sons ; mieux comprendre les intentions.

Enivrante danse ; singulières mélodies, rythmées au fil des jours ; d’un soleil d’or, aveuglé : je te vois. Pour cette danse et pour toutes celles à venir, que le trépas m’oublie et qu’Orphée y déploie sa guise ; et pour tous les jours à venir en ce désert noir : je n’y sentirais que ces vents lointains, quand tes silences se feront opaques. Diamant brillant de milles feux, et douces lèvres faites d’un joyau rare. Je les contemple et y perds à mes pieds plus d’un grain de sable fin : et que les joies de tes formes multiplies ne me laissent que les chants que ton corps dessine.

Désert noir, fait d’or ; désert noir fait de diamants. Nuits fraîches caressant mon éveil et vivaces lunes que ta chevelure reflète. Pluies d’étoiles qui embrassent tes dunes, coeur d’un lointain cavalier qu’un mirage appelle, c’est le proche souffle que ton désir rapproche.

Tornades de tes joies, et pierres dans ce désert noir, sablier coulant ; éternelles ombres tracée sur le s courbes que ton corps dessine.